Oslo, ville de tous les dangers

Oslo, sous ses apparences de cité paisible aux nombreux espaces verts cache de multiples dangers. Voici quelques exemples vécus.

Février 2024

En ballade avec Stéphane et Toni, venus nous rendre visite, Aldric nous rejoint après son entraînement de ping. Et forcément, il a faim. On lui achète donc une part de pizza.

Et là, c’est le drame!

Si ce n’est lui, c’est donc son frère…

Une mouette (un goéland précisera Mathilde) profite du manque de vigilance du malheureux pour lui piquer sa pizza. Nous n’avons pas eu le réflexe de prendre Aldric en photo, mais imaginez un gamin de 4 ans voyant tomber par terre sa boule de glace, vous aurez un truc approchant…

Février 2026

Mathilde travaille au sixième étage. Elle travaille régulièrement le dimanche. Et donc, ce dimanche là, elle prend comme à son habitude l’ascenseur. Elle ne le sait pas encore, mais celui-ci n’arrivera jamais à destination…

Première étape, appeler un collègue au secours. Forcément, tout le monde était déjà parti (vive le portable), mais celui-ci connaissait l’astuce du bouton secret de déverrouillage. Petit détail : accessible qu’aux personnes de plus d’1m90…

Du coup, bouton pour appeler le service dépannage de l’ascenseur. « Bougez-pas » (sans blague…) « On arrive ». Rappelons-nous qu’on est dimanche, rien ne se passe.

Du coup, au bout de 40 minutes, appel du service de dépannage par téléphone (vive le portable – bis). En fait, elle apprend que le gars s’est bien déplacé. Mais comme on est dimanche, et que c’est un immeuble de bureaux, tout est fermé, et le dépanneur n’a pas pu rentrer.

Alors, étape suivante: Mathilde appelle son chef (vive le portable – again) pour qu’il puisse ouvrir l’immeuble. Le chef appelle alors le dépanneur, lui explique comment entrer dans l’immeuble. Le dépanneur rentre donc, mais… ne dépanne pas. Il a beau essayé, rien ne permet de débloquer ce fichu ascenseur.

Du coup, étape suivante, il appelle les pompiers. Trois gaillards arrivent une quinzaine de minutes plus tard, montent au pas de course les 6 étages, essayent plein de machins et de trucs pour ouvrir cette porte (car elle n’est pas loin en fait, l’ascenseur n’ayant fait en tout et pour tout qu’une descente de 50 cm), rien ne marche. Du coup 2 d’entre eux descendent pour aller chercher la grosse machine à cisailler la porte. Ils galèrent bien à monter, et alors qu’ils ont fait la moitié du chemin, le troisième, resté sur place, trouve on ne sait comment la solution. La porte s’ouvre. Après 2h dans l’ascenseur…

Pas grand chose à faire ou photographier dans un ascenseur…

Juin 2026

Encore Mathilde. Encore en sortant du boulot. Mais un peu plus loin cette fois. L’ascenseur a bien fonctionné, 200m de marche pour rejoindre l’arrêt de bus. Et un passage piéton (le truc sacré en Norvège). Problème, la conductrice n’a pas vu Mathilde, ou du moins trop tard…

Mathilde choit sur le capot de la voiture. Le temps qu’elle reprenne ses esprits, la police est déjà sur place. Il y avait plusieurs témoins, l’un d’entre eux a appelé les secours, pendant qu’un autre s’occupait de prendre des nouvelles de Mathilde (Après coup, Galahad nous expliquera que cette attitude est une obligation largement respectée, et c’est bien chouette).

A priori, la conductrice va se retrouver sans permis pendant quelques temps (on ne rigole pas avec les piétons en Norvège).

La page d’infos du grand Oslo sur NRK, la principale chaîne norvégienne. 17h50, c’est Mathilde. Environ 5 minutes après la collision.
Traduction: Oslo: Accident de la route impliquant une voiture et un piéton à Gamlebyen.
Les services de secours sont à Freseveien dans Gamlebyen après une collision entre une voiture et un piéton.
Le piéton est conscient mais souffre de douleurs au dos.

Quant à Mathilde, après avoir été interrogé par la police puis prise en charge par un secouriste venue en moto, elle est rentrée en train à la maison.

Bilan, 2 semaines d’arrêt, un dos en vrac, un magnifique bleu sur la cuisse (bleu, et noir, et violet, et jaune, et…), mais la machine semble repartir petit à petit…

1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *