Presque 6 mois

Le temps passe vite, cela va faire presque 6 mois que je vis sur le sol norvégien, l’occasion d’un bilan.

L’aéroport d’Oslo à mon arrivée

Travail : intense, il a fallu changer d’échelle de production et ce en étant seule en pâtisserie car ma collègue a eu des problèmes de santé. Je suis contente de ma production et de mon organisation. Je m’entends bien avec les collègues de la cuisine, même si parfois je leur trouve un manque de rigueur manifeste en matière d’hygiène au travail pour les plans de travail, le passage du balai brosse sous les frigos…

ma production prête à être mise en place au buffet

Famille : ils sont heureux. Loïc a crée son entreprise en Norvège. Il va dans un club de jeux toutes les 2 semaines et a trouvé des testeurs locaux. Les enfants vont reprendre le chemin de l’école le 17 août. A ce propos, la différence entre la France et la Norvège est flagrante. Ici tu sais que c’est la rentrée car tu vois : des cartables, des matpakke (la boîte pour la pause déjeuner) et des gourdes. Pas de cahiers ou autres comme en France.

Même le chat s’est habitué à son nouvel environnement. Il nous reste à voir comment nous allons vivre notre premier hiver avec des journées courtes.

Zam

Vie courante :

l’alimentation : ce fut un peu le choc et de temps en temps je tique encore. Fini le bio, en vrac, local, les marchés de producteurs, les commerces de proximité. J’ai réussi à trouver le marché mensuel local avec des producteurs d’œufs et de farine. Pour les œufs, j’ai proposé de récupérer certains plateaux en carton dans lesquels sont les œufs de l’hôtel afin qu’ils les réutilisent, ils sont ravis et du coup les autres producteurs d’œufs demandent maintenant à leurs clients de ramener leur plateaux pour les fois suivantes.

J’ai aussi trouver une sorte d’amap pour les légumes qui fonctionnent entre juin et octobre. La belle saison est courte. J’aime bien, nous avons aidé à désherber, semer, planter. Je suis devenue une experte en désherbage de rang de carottes.

Mes collègues voyant que je sauve de la nourriture à l’hotel : des wraps non consommés par les clients et au frigo depuis leur fabrication, des salades que l’on ne peut pas reservir au buffet car elles n’étaient pas sur du froid (mais toujours bonnes à être consommer), m’ont parlé d’un magasin qui casse les prix sur des invendus ou des produits dont la date de consommation est proche. C’est très bien, tu ne sais jamais ce que tu vas trouver mais avoir 40% de remise en moyenne sur des pâtes, du jus de fruits…n’est pas négligeable. Car oui se nourrir ici n’est pas donné. Cela s’explique par les 15% de tva, de meilleurs salaires, la difficulté de produire les légumes…

Pour les commerces de proximité, Loïc me dit que c’est propre à la ville où nous vivons, qu’il en existe dans la ville où il va jouer.

Je m’attendais à trouver plus de bio, moins d’emballage etc, car j’avais en tête l’image de personnes proches de la Nature, respectueuse de l’environnement etc… En fait, oui ils sont proches de la Nature pour les activités de plein air. Cependant comme chez nous certains laissent leurs emballage de fast-food n’importe où et pour ce qui est de ne pas gaspiller la nourriture ils ne sont pas encore très bons. Pour les produits d’entretiens, il n’y a pas encore pléthore de produits plus vert avec moins de cochonneries nocives pour l’eau.

Je ne me suis pas lancée dans un potager cette année car un peu dure d’être sur tous les fronts, mais j’y pense pour l’an prochain. Notre jardin a 2 groseilliers et de nombreux framboisiers. J’ai ainsi récolté pour le moment : 8 kg de framboises, et 7,6 kg de groseilles. J’en ai fait des confitures et le reste au congel pour faire des gâteaux cet hiver.

L’eau et l’électricité : nous ne payons pas l’eau : consommation, traitement, abonnement, cela est inclus dans notre loyer. En revanche l’électricité n’est pas donnée, c’est le double de ce que l’on payait en France. Notre fournisseur nous a expliqué que cela venait d’un manque d’eau au printemps, de la guerre entre Russie et Ukraine. Du coup, nous faisons gaffe à ne pas lancer le four en même temps que l’aspirateur, on vise les heures “creuses”. Cela pour éviter les pics de consommation qui vont influencer le tarif que l’on va payer pour le réseau électrique.

Les transports : toujours sans voiture ! Nous avons chacun nos vélos, la gare est proche et le réseau de bus est bon. Depuis fin juin, je vais à l’hôtel à vélo : 4 km aller sur de la piste cyclable. A ma demande, l’hôtel a mis en place un parking à vélo. Pour les courses, à vélo ou a pied avec une chariot.

Donc un bilan positif pour nous 5 et le chat, personne ne regrette de m’avoir suivi.

2 commentaires

  1. ça fait du bien de voir de l’herbe bien verte: chez nous on est en manque! On dirait que Zam est en train de guetter les souris norvégiennes!
    Eric et christiane

  2. Super ce bilan!
    Pour la conscience écologique et la citoyenneté des habitants, je me suis fais la même réflexion en Suède. des papiers qui traînent en ville.
    Par contre ils ont un système de consigne sur les bouteilles en plastique, 0,10€ sur les petites et 0,20€ pour les grandes, ce qui pousse les gens à ramener les bouteilles aux centre de collecte comme LIDLE qui fait des tickets d’achat. il y a même des « pauvres » qui ramassent les bouteilles par terre et fouillent les poubelles pour récupérer la consigne.
    En revanche pour les reste des materiaux c’est comme en France.

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