Juleavslutning

Les norvégiens adorent les juleavslutning. Littéralement : « fin de Noël ». Pour fêter les derniers jours avant Noël. On y a droit dans chaque asso, mais aussi à l’école. Et Mathilde est pas mal occupée aussi à en préparer pour diverses entreprises au boulot. Et aujourd’hui, je vais vous parler de celle organisée par l’école d’Aléna.

C’était mardi soir, à 17h30. Les enseignants de 6e (Aléna est en 6e, année où le système descendant français et le système ascendant norvégien se croisent) ont eu la brillante idée d’organiser ça en extérieur, au bord du lac. Cadre fort charmant, malgré l’absence de neige.

Le détail : il faisait environ -10 ! Donc, pas de photos : je ne suis pas assez norvégien pour retirer mes moufles pour si peu !

Au programme : d’abord, des chants de Noël. Un parent a partagé cette vidéo avec les autres parents.

Je crois que Aléna est le second bonnet, en partant de la droite

Ensuite, les feux n’étaient absolument pas destinés à réchauffer l’atmosphère, mais à faire un barbecue. Car les norvégiens adorent les barbecues. Ils ont même un verbe, « grille » (se prononce « gri-leu »), qui signifie « faire griller au barbecue ». Nous nous sommes donc tous rassemblés autour du feu pour faire griller nos saucisses (végétariennes pour moi). Et forcément, pour glisser sa saucisse sur la pique, ou pour ensuite la mettre dans sa « lompe » (une sorte de crèpe qu’ils adorent pour les grillades en extérieur), il faut enlever ses moufles.

Je crois que c’est vers ce moment là que j’ai pensé à Obélix : « ils sont fous ces norvégiens »…

Suite du programme : un jeu de piste, il fallait rechercher aux alentours des affiches avec des questions. Aléna a adoré. Mais forcément, à 18h, il fait nuit noire (le soleil se couche vers 15h en ce moment). Donc, il faut allumer une lampe, et donc, encore enlever mes moufles pour allumer.

Après, elles ont décidé d’aller jouer un peu en haut de la colline. Au passage, ciel parfaitement dégagé (d’où le froid piquant), j’en ai profité pour admirer les étoiles (en gardant bien mes moufles, cette fois-ci). Ça fait un peu bizarre au passage de voir l’étoile polaire bien plus haute dans le ciel qu’en France.

Ensuite, Aléna et sa grande copine Augusta ont voulu voir la glace sur le lac. Ce n’est encore qu’une fine couche, juste sur le bord (on a eu des températures positives la semaine dernière). Et là, des canards en train de barboter, de plonger à la recherche de nourriture et de cancaner. J’ai expliqué à Kjetil, le père d’Augusta, l’expression « un froid de canard ». Le susnommé Kjetil, qui comme son nom l’indique est un vrai norvégien (au passage, contrairement a ce que disent systématiquement les commentateurs sportif français durant la saison de ski, ça se prononce « chétil »), a alors indiqué à sa fille qu’ils allaient pas tarder à partir, parce que « il fait un peu froid »…

Bref, retour à la maison, j’ai bien mis 10 minutes à retrouver mes pauvres doigts…

2 commentaires

  1. Merci Loïc pour ce reportage et surtout tes lmpressions « d’homme gelé » en particulier aux doigts…..Le rendu était pas mal entre ton écrit et la vidéo sonore.Peut être faudrait ́il adopter les lampes frontales….Ici ,c’est l’humidité qui règne; autre proverbe français : » les champignons poussent ds des lieux humides.C’est pourquoi, ils ont un chapeau en forme de parapluie »……!!!!

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