Hvaler

Article avec photos prises par nos enfants.

Pour les vacances de Pâques, nous sommes partis 3 nuits dans la région : Hvaler. C’est un coin superbe composée d’îles au sud de Fredrikstad à la frontière avec la Suède avec un parc national maritime. Mon objectif était de voir la mer et des oiseaux. Pour nous y rendre, nous avons pris le bus pendant 2 heures entre Oslo et Sjærhalden, 71 arrêts de bus. Bon pour moi le temps est passé vite car je me suis endormie entre le moment où on ne longeait plus la mer et l’arrivée à Fredrikstad.

Vidéo d’Aléna

Loïc a trouvé un logement situé à 500 m de la première plage, 500 m de la supérette et 1 km du port. Les propriétaires étaient adorables, ils attendaient les gars à l’arrêt de bus, pendant qu’avec Aléna, nous filions faire des courses. Quand je suis allée les saluer et que je leur ai dit que je me sentais moins seule à utiliser des produits d’entretien les moins polluants possibles (vu dans la maison) et à consommer des produits bios (ils venaient de recevoir une palette de farines et autres produits), ils nous ont offert des oeufs de leurs poules, un pot de miel de ruchers du coin et un potimarron de leur potager.

Plus tard, Aléna, Aldric et moi sommes allés nous baigner. L’eau était un peu fraîche : 8 degrés , donc ce fut vivifiant !

Puis le soir, direction le port pour digérer et prendre l’air marin

Le mardi fut une journée dediée à la marche. L’idée était de faire le sentier côtier le matin et un petit tour vers un petit lac l’après midi pour voir des oiseaux. Tranquille quoi. Ce fut tout sauf une ballade de santé, le matin et l’après-midi.

Le sentier côtier longe bien la mer, mais comme dirait Galahad, « nous n’avons pas, les norvégiens et nous, la même définition de sentier ». Nous avons bien suivi les points bleus, peints un peu partout sur des rochers. Je vous informe donc qu’en plus de ne pas avoir le pied pinguoin, je n’ai pas le pied bouquetin. Bon sang, ce fut dur de marcher sur ces rochers, mais surtout de les descendre. La conclusion de cette ballade est que j’ai servi d’éléments cohésif de la famille, que les enfant en m’attendant ont pu voir des animaux et muscler leurs zygomatiques.

une crevette !

Et il y a eu aussi des trouvailles insolites sur ce sentier. Nous y avons passé un bon moment. Mais quel soulagement quand ce fut la fin, du plat….

Après une pause déjeuner, une petite sieste pour se remettre des émotions, nous partîmes à 4 pour le petit lac pour voir les oiseaux. Galahad est resté à la maison, pour étudier la chimie et les maths. Ou alors il avait pressenti ce qu’il allait advenir de cette ballade.

D’après la carte, et google maps 20 min pour y aller par la piste cyclable. Facile ! Nous voilà en route, le coeur léger, le pas alerte. Oh ! Tiens regardez, un panneau qui indique où on veut aller mais par un charmant petit sentier dans les bois. On y va ? Oui allons-y ! On tombe sur un panneau nous souhaitant la bienvenue sur la réserve naturelle. On repère où nous sommes et le chemin sur lequel nous sommes. Jusqu’ici tout va bien. Les bois sont sympas, les oiseaux chantent à tue-tête. Il y a même des points bleus en guise de balise. À un moment, Loïc me signale que l’on s’éloigne du lac et que l’on part à l’opposé de là où nous devrions être. Ok, mais le sentier fait peut-être le tour, et puis il y a les points bleus…Finalement, nous décidons de prendre un mini sentier qui descend vers le lac sur notre gauche. On le suit, on arrive au bout du lac, pile poil de l’autre côté de l’observatoire pour oiseaux. Bon, comme nous ne sommes pas fans des demi-tour, ou que nous sommes des aventuriers des temps modernes, et que nous savons parfaitement où nous nous trouvons, nous décidons de rejoindre ce fameux endroit en allant sur la rive opposée du lac. Et là, les choses se corsent. Le sentier disparaît, et nous voilà à marcher, grimper sur des rochers moussus, ceux là. Avantage : en cas de chute, la mousse amortit. Inconvénient : sous la mousse, il y a des trous qui n’attendent que ton passage pour te tendre un piège. Aldric part en éclaireur, nous propose de partir dans une direction. Nous, les parents, sommes d’accord, c’est par là qu’il faut nous rendre, la route y est. On entend les voitures. On sait qu’il y a un cours d’eau à traverser puis un peu plus loin, la route. Mais arrivés au sommet, il s’avère que le cours d’eau est plus large que prévu, qu’il y a une belle decente sur rochers pour y arriver et une belle grimpette et l’eau à traverser. C’est un peu trop ! Aléna se met à pleurer, moi je me dis que mes chevilles en ont assez et que je n’ai plus 20 ans. Aldric est prêt à y aller seul…Après un conciliabule (au sommet), nous ravalons notre fierté et faisons demi-tour. On se met à penser à Galahad qui révise ses cours et qui ne sait pas ce qu’il rate (ou si ). Nous tentons de retrouver par où nous sommes passés sur ces rochers. Finalement, nous retrouvons le sentier et 2 km plus loin le panneau et réalisons en essayant de comprendre ce qui nous est arrivé,qu’en fait le liseré que l’on prenait pour un chemin est en fait le contours de la réserve naturelle, et que ce liseré était à un moment en commun avec un sentier côtier ce qui explique les points bleus. Les vaches sont heureuses de nous retrouver. Et là, une question fondamentale surgit dans notre esprit : est-ce que les vaches norvégiennes comprennent les vaches françaises ? Ni une , ni deux, Aldric trouve une vidéo avec des vaches françaises qui meuglent et la met sur haut parleur pour les norvégiennes. Oui elles se comprennent.

Aldric, ku-lover. Ku signifie vache en norvégien

Tout est bien qui finit bien. Juste 2h aller-retour au lieu de 40 min. Juste des souvenirs qu’Aldric va garder et nous resortir régulièrement. Galahad ne s’est pas trop inquiété du temps que l’on a mis. Et pour nous détendre les mollets, nous sommes repartis nous baigner vers 18h.

Nous y sommes retrournés le lendemain, par la piste cyclable et sous un léger crachin. Il n’y avait pas trop d’oiseaux à 11h. Mais la vue depuis la tour d’observation était sympa.

Juste en face, au mileu du trou d’arbres, nous y étions la veille

Et l’après-midi, petit tour vers le port pour voir des restes de cabanes de pêcheurs du siècle dernier.

Ce fut un bon séjour. J’ai vu et entendu des oiseaux. Nous avons respiré l’air marin. Nous y retournerons sûrement sur une autre île.

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