Souvenez-vous, nous étions à Legoland à Billund au pays des briques. Nous avons ensuite repris le train direction Odense, ville natale de Hans Christian Andersen. Cette ville est située sur l’île de Fionie. Le but de cette escapade citadine était de poursuivre l’exploration danoise, tout en étant pas trop loin d’autres lieux à visiter selon la météo et accessibles en transport en commun.
Odense nous a ravi par son ambiance, ses habitations, la rivière qui la traverse, la mer à proximité et ses attractions.
J’ai retrouvé une ambiance de ville avec une âme, du caractère, ce que nous n’avons pas à Jessheim et très peu à Oslo, mais que j’avais adoré à Bergen, Stockholm ou Copenhague.
Le lendemain, de notre arrivée, nous sommes partis à vélo le long du fjord d’Odense. Le Danemark n’est pas si plat qu’il y paraît surtout avec un vélo sans vitesse. Le soleil était au rendez-vous, avec un petit air frais marin un peu vivifiant.
Evidemment qui dit effort physique avec des ados et presque ado dit besoin de se sustenter donc pause glace et pique-nique obligatoire.
Au final, ce sont pas loin de 30 km qui ont été parcourus. Le lendemain, comme la météo prévoyait quelques ondées ou giboulées printanières, nous nous sommes concentrés sur l’exploration de la ville, de ses parcs et de ses boutiques.

la cathédrale 
une église 
une rue carte postale 
une autre rue carte postale 
maison à colombages 
une place au petit matin, 8h 
L’arrière des rues cartes postales 
une quincaillerie à l’ancienne. Damn it c’était fermé
Les parcs sont très nombreux, et ils ont tous des structures pour jouer pour tous les âges, oui oui tous les âges. Ils sont aussi à thème sur certains contes d’Andersen.

un fulligule morillon 
des petites jacinthes 
les 3 gars, chacun dans son style 
Une grenouille 
un lapin 
un singe
Odense est donc traversée par une rivière qui selon moi, lui ajoute un charme fou. Oui j’aime les rivières en ville, encore plus quand les abords sont aménagés pour marcher le long sans pour autant détruire les berges. Nous avons donc suivi la rivière pour profiter des parcs. Et puis c’ était le printemps, donc les arbres en fleurs, des jonquilles . Je me suis fait plaisir à contempler tout cela.
(pour info, le 9 mai, soit plus d’un mois plus tard, les tulipes et lesjonquilles sont enfin en train de fleurir dans notre jardin à Jessheim, les arbres ont leurs premières feuilles et le cerisier commence à fleurir)
Et comme par hasard, à l’heure du goûter nous étions à proximité d’un glacier. Pauvres enfants malheureux. Le budget glaces en vacances n’est pas une petite ligne…

Il vient de manger le biscuit qui coiffait son petit cône 
Elle a mis 30 min à la manger, mais rien n’est tombé par terre
Le dernier jour, nous sommes allés visiter le musée sur Andersen. On ne savait pas trop à quoi s’attendre même si de l’extérieur l’architecture était design. Notre location donnait sur ce musée. Au final, nous avons été enchanté par cette visite qui a montré les nombreuses facettes de cet écrivain : son talent, ses doutes, sa mégalomanie…Ils ont réussi à ce que les audio-guides soient un superbe complément à ce que l’on pouvait lire. C’est à dire pas une version audio des textes présents, mais des dialogues imaginés entre Andersen et certains de ses amis, ou des pensées qu’il aurait pu avoir, des histoires courtes comme par exemple : « qui est le plus important objet pour un écrivain la plume ou l’encrier ? »
Nous avons eu aussi différents parcours audio sur certains de ses contes les plus célèbres comme la petite sirène, la reine des neiges…

le voyage de Nils Holgersson 
Avec la petite sirène 
le lit de la princesse au petit pois. Je n’ai pas pris le petit pois en photo, mais il était exposé 
Aléna revisite le conte des habits neufs de l’empereur 
Elle s’éclate 
les décos de Noël de la boutique, un petit faible pour le kitch
Et pour finir, il y avait un endroit spécialement conçu pour les enfant (et les adultes qui les accompagnent) où nous pouvions nous déguiser et jouer dans différentes scènes tirées des contes d’Andersen. En parlant des déguisement, il y en avait taille adulte et de vraiment belle confection. J’ai appris qu’ils avaient été fabriqués exprès pour ce musée par des costumiers professionnels. Les 2 grands sont rentrés à la location, pendant que nous nous y amusions.
Si un jour, vous passez par là, cette ville vaut le détour.
Nous sommes ensuite repartis le vendredi matin sur Copenhague en faisant une halte à Roskilde pour admirer des drakars. Notre valise et nos dos ont bien supportés les 4 km aller-retour gare-musée car les consignes étaient en panne.
Puis à Copenhague, comme il nous restait quelques heures à occuper avant le dîner et qu’il pleuvait, nous sommes allés faire le musée de l’architecture danoise situé à 200 m de notre hôtel. Ils sont forts ces Danois, car on s’est bien pris au jeu alors que ce n’est pas un sujet qui nous passionnent de prime abord.
Le lendemain, avant de reprendre le ferry, comme nous avions du temps, direction la Glyptotek à l’ouverture pour être au chaud et continuer d’instuire nos enfants. Nous en avions gardé un bon souvenir avec Loïc quand nous avions visité la ville quelques années auparavant, 18 pour être précis. Rassurez-vous, ils n’ont pas trop souffert, bien au contraire, ils ont apprécié. La glyptotek regroupe peinture, sculpture, section égyptienne etc. Mais surtout, il y a une immense serre au sein du musée qui lui donne une touche exotique que j’adore.
Il y avait aussi un toit terrasse pour admirer la vue.
Quelques œuvres vues au musée, dont une nasothèque et un texte d’un artiste contemporain sur les amazones. La nasothèque consiste à présenter des nez et oreilles qui avaient été rajoutés à l’époque de Violet le Duc pour redonner la splendeur originelle aux bustes romains qui avaient perdus cet appendice. Ils ont été, de nombreuses année plus tard, retirés car ils ne font pas partis de l’oeuvre. Du coup, ils sont exposés et cela nous a bien fait rire.
Concernant le texte sur les amazones, la Glyptotetek a demandé à des artistes contemporains de ré-interroger la collection de sculptures en marbre du musée. Ce texte nous a bien touché et interpellé sur la situation des femmes hier et aujourd’hui. En résumé, il parle du fait que les hisoires écrites par les Grecs sur les Amazones sont une campagne contre les fortes et égales de l’homme masculin qui perdure dans notre culture encore aujourd’hui.
Voilà, fin du périple danois en famille. Ce fut un chouette séjour. Le Danemark est un pays qui vaut le détour, et nous espérons y retourner pour explorer son côté nature.



























































