Aujourd’hui j’ai ré-affronté ma peur : la marche sur terrain gelé. Je me faisais la réflexion que je ne voyais pas grand monde se balader ce matin. Et pour cause, c’est une patinoire géante qui a surgi durant la nuit : pluie+froid = terrain défavorable à l’impératrice que je suis. J’ai mis un temps fou à rejoindre l’arrêt de bus. Ce qui m’a fait plaisir, c’est que même les locaux ne semblaient pas à l’aise. J’ai adopté plusieurs techniques que je vous dévoile en exclusivité. La première est de de ne surtout pas marcher là où ça brille car risque de chute assuré. La seconde est de préféré s’enfoncer dans la neige plutôt que de glisser sur le derrière. La troisième est de suivre les traces de bipède qui semblent fraîches. La quatrième est de faire des petits pas en posant tout le pied. On oublie le déroulé naturel du talon vers les orteils. Et enfin la dernière est de marcher dans les flaques. Celle-ci nécessite des chaussures étanches. Du coup, pas de chute aujourd’hui malgré des frayeurs, des demi-tours branlants, de grandes questions sur la voie glacée à suivre. Je sens que lors de la fonte de la neige, je vais limiter mes déplacements pédestres. Je me suis même dit que l’on pourrait inventer des chaussures dont la semelle récupérerait la chaleur corporelle pour faire fondre le verglas (ceux qui connaissent Gaston Lagaffe avez-vous des images de lui dans cette situation ?), ou un déambulateur à pic, j’ai même penser à l’air bag qui se déclenche en cas de chute. Franquin avait tout compris, reste plus qu’à fabriquer ces objets.




